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Revue de presse
"En Bretagne, LeVillage.org a fait naître une communauté d'internautes francophones qui se
sont rencontrés autour d'une bourgade virtuelle, mais organisée comme une vraie municipalité, avant de se retrouver
pour mener à bien des projets bien réels." Cécile Cau de Télérama vous parlera mieux du village que nous...
De même que tous les journalistes qui ont visité le Village.
Toujours garder le contact
Net Acces, Février 2001
Le dernier village où l'on cause
Télérama hors-série spécial internet, 11-17 novembre 2000
Le Village.org ajoute l'accès Internet gratuit a sa palette de service
Le journal du Net, 4 août 2000
Village virtuel cherche citoyens 3D
Webcity.fr, 12 janvier 2000
La démocratie en 3D
Hors-série Télérama, « Internet et moi, et moi, et nous », 17 novembre 1999
Le village gaulois envahit MSN
AC Internet Professionnel N°36, Novembre 99
Les communautés : rencontre pour la bonne cause
Net Numéro 35, Novembre 1999
Communauté, Les internautes se réunissent pour assouvir leur besoin de communiquer
La Tibune de Genève, le 18 Octobre 1999
La presse hors-ligne
Internet Actu n°4
Le Village invente l'hébergement illimité
JDNet, mai 1999
Cette liste n'est pas complète ? Vous connaissez d'autres articles parlant du Village ? Prévenez nous !
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Le dernier village où l'on cause
Télérama hors-série spécial internet, 11-17 novembre 2000
par Cécile Cau
Pas le temps d'aller à l'autre bout de la planète
ou au coin de la rue pour discuter ? Sur le Net, il y a toujours
quelqu'un prêt à causer. Chacun chez soi, en direct
avec tous.
Envie de communication, manque de discussion, en mal de dialogue,
besoin d'un petit brin de causette ? Quelle que soit l'heure du
jour ou de la nuit, sur le site du Village, il est toujours
quelqu'un pour répondre: 37 personnes connectées
aux « dialogues en direct » à 19 heures, 25
à 22 heures, et il en est ainsi jusqu'au bout de la nuit.
« Causette » reste toujours disponible. Ouvert
vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le chat (prononcez
« tchatte ») de ce site communautaire offre la possibilité
de discuter en direct avec tous les Villageois inscrits : 280
000 personnes. Questions et réponses s'inscrivent dans
une fenêtre aussi vite qu'elles sont écrites ; à
droite, les noms de tous les présents. Et toute devinette
trouve réponse. Comment fonctionne le Village, qui fait
quoi, comment on vit au Canada, les sujets sont aussi divers que
les internautes. Tout dépend du moment de connexion. Différents
canaux - Club des jeunes, Pokéfans, Le Cinéma, Le
Libertin - permettent d'orienter le dialogue. Libre à chacun
de s'immiscer dans les conversations. « Les "chatteurs"
forment comme cela de petites communautés au sein du Village
», remarque Pierre-Emmanuel Muller (dit PEM), rédacteur
en chef de L'Écho du Village, l'émanation
journalistique du site. A chaque heure, sa causette sur la place
du village. De minuit à 3 heures, par exemple, les noctambules
« ont l'impression d'avoir le chat rien que pour eux»,
souligne encore PEM. Chaque Villageois finit alors par connaître
les habitudes de ses concitoyens. C'est ainsi que les Dark, Trev,
Diable 666, Knight sont autant d'inconnus, de pseudos, devenus
intimes aux utilisateurs réguliers du chat communal...
Et lorsque les uns ou les autres s'absentent, le temps des vacances
ou de déplacements, il en est toujours un pour leur écrire
: « Le Village va être bien triste sans vous, mes
amis. »
Depuis trois ans que le site existe, la communauté possède
de plus en plus de lieux d'échange. Forums, ville en 3D,
visioconférence... Dernier en date : L'Écho du
Village. Réalisé par les internautes, cet hebdomadaire
en ligne donne rendez-vous à ses 323 reporters le mardi
soir pour une conférence de rédaction par e-mails
interposés, et tous les lundis à 22 heures pour
une petite causette professionnelle sur le canal Écho
du Village. « C'est une énergie collective,
observe PEM. Un moyen de discuter sans que les non-rédacteurs,
qui en ont pourtant la possibilité, interfèrent.
Ils voient qu'on travaille. » Cette émulation
a récemment donné naissance à «
L'Echo du chat du Village », une chronique signée
L'Escargot masqué (Trev, on t'a reconnu...), bavant joyeusement
sur les Villageois du journal. La corporation villageoise exclusivement
francophone a aussi décidé de sortir du virtuel.
Les amateurs de causette gardent en bouche le goût de ce
dîner organisé par le Grand Panda et L'Escargot,
où 15 assidus se sont révélés au grand
jour. « Sympathique. Tout le monde a mieux fait connaissance
», a-t-on dit. D'autres romantiques agrestes, comme
Trev, ont sauté dans le Thalys pour partir à la
rencontre d'une Villageoise bruxelloise. « La divine
Madoka est là pour m'accueillir, raconte-t-il à
tous les autres. Je la vois véritablement. Ses yeux sont
ma perte. Elle a cette voix qu'ont les sirènes et qui a
provoqué la perte de tant de marins. »
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Le Village.org ajoute l'accès Internet gratuit a sa palette de service en ligne
Le journal du Net, 4 août 2000
par Philippe Guerrier
LeVillage.org, site communautaire développé depuis
1997 par la société Cyberbrain, va disposer prochainement
d'un service d'accès Internet gratuit. Pour cela, Guillaume
Esnault, PDG de la société rennaise, a retenu le
prestataire ISDNet (Cable & Wireless). "C'est
un nouveau service qui nécessite peu d'investissement,
estime le dirigeant de Cyberbrain, car nous avons déjà
les ressources techniques, notamment le serveur d'authentification."
L'offre d'accès Internet gratuit va être promue en
septembre sur le CD-Rom qui accompagne L'Écho Du Village,
une publication mensuelle vendue en kiosque depuis octobre 1999
et créé à partir du webzine éponyme,
dont les articles sont réalisés par les membres
du Village (avec un tirage de 45.000 exemplaires). Le kit
pourra également être téléchargé
sur le site du Village.
L'offre ne comprendra pas pour le moment de formules d'accès
particulières. Les internautes seront facturés sur
les coûts de communication locale. Les objectifs sont modestes
: pour la fin de l'année, Cyberbrain souhaite intéresser
5.000 membres à cette offre (LeVillage.org en comprend
270.000 actuellement). L'objectif reste toutefois à moyen
terme de développer des services en ligne mais cette fois-ci
payants et à forte valeur ajoutée.
Depuis plus de trois ans, Cyberbrain a développé
des services en ligne qui encadrent Le Village : l'hébergement
de pages perso (avec en prestataire technique iFrance),
un service de mails gratuit (meloo.com), dialogue en direct
(causette.com), un service de visioconférence et
un nouveau service d'échange de bannières publicitaires
gratuites (Bandoo.com). Le commerce électronique
va également être abordé. "Nous allons
développer 'le marché du Village', qui comprendra
un comparateur de prix pour les achats, des boutiques avec des
produits locaux et des enchères", indique Guillaume
Esnault.
Selon l'outil Dart, LeVillage.org enregistre 290.000
visiteurs uniques par mois (plus de 1,1 million de visites par
mois selon Médiamétrie).
Cyberbrain devrait prochainement changer de statut pour
devenir Le Village SA. Les dirigeants, qui avaient créé
une structure de presse pour lancer L'Écho du Village version
papier, réfléchissent à son intégration
dans ce nouvel ensemble.
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Village virtuel cherche citoyens 3D
Webcity.fr, 12 janvier 2000
Par Céline Melloni
Descendre dans la rue sans bouger de votre fauteuil. Construire
la maison de vos rêves sans débourser un centime.
Vous ne rêvez pas. Bienvenue au Village 3D.
Un petit village perdu dans la campagne. Son école, sa
bibliothèque, son restau, son gymnase
Bref, un village
comme on en trouve partout en France. Mais celui là n'est
mentionné sur aucune carte, sur aucun plan. Et pour vous
y rendre, pas besoin d'embarquer votre sac de couchage et des
vivres pour quinze jours : votre souris et votre clavier seront
vos plus utiles et vos plus fidèles compagnons. Le voyage
est rapide : en deux ou trois clics, vous vous retrouvez au coeur
de ce village virtuel en 3D, qui compte déjà près
de six-cent âmes.
Entre virtuel et réalité
Vous pourrez vous promener dans cette charmante petite ville comme
si vous y étiez. Vous vous baladerez le long des rues,
irez boire un verre au bar, et pourrez même vous rendre
à la plage. Et puis, si l'endroit vous séduit vraiment,
le maire vous donnera un bout de terrain où vous pourrez
construire la maison de vos rêves. Et ce n'est pas tout.
Le Village 3D vous permet même de rencontrer les autres
habitants grâce au tru-chement des avatars, sorte de personnages
virtuels que vous incarnerez. " Les habitants du Village
ont évi-demment une autre vie dans la réalité
", explique Pierre-Emmanuel Muller, l'un des responsables
de Cyberbrain, la société rennaise qui a
créé le Village sur Internet. " Mais dans
le Village, les gens ne savent pas forcément qui vous êtes,
quelle est votre profession, votre âge
Il y a un jeu
intéressant entre le monde dans lequel on vit et le village
virtuel "
Communauté
Le Village est né en 1997. " L'idée
de base, raconte Pierre-Emmanuel, c'était de proposer des
outils autour d'un Internet gratuit et francophone. "
Et pour aller plus loin que les traditionnels forums de discussion,
e-mail ou vidéoconférences, Cyberbrain a
en outre imaginé un village 3D. " Pour donner une
approche plus conviviale et plus accessible de l'Internet ",
explique Pierre-Emmanuel. Et au-delà de l'aspect presque
anecdotique du village 3D, le site se présente comme une
véritable communauté virtuelle : non seulement vous
pourrez communiquer avec les autres villageois (certains se sont
même déjà mariés
virtuellement)
mais vous pourrez également fabriquer votre propre site
gratuitement. Celui-ci sera ensuite hébergé (toujours
gratuitement) dans l'un des dix-sept bâtiments du village.
Sachez enfin que le Village publie chaque mois son magazine, L'
Écho du Village , disponible en kiosque. Enfin, ultime
précision pour les plus sceptiques d'entre vous : ceci
n'est pas une secte !
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La démocratie en 3D
Hors-série Télérama, « Internet et moi, et moi, et nous », 17 novembre 1999 (pages 16 à 18)
par Cécile Cau
En Bretagne, Le-village.com a fait naître une communauté
d'internautes francophones qui se sont rencontrés autour
d'une bourgade virtuelle, mais organisée comme une vraie
municipalité, avant de se retrouver pour mener à
bien des projets bien réels.
Il était une fois un village celte en 3D qui s'appelait
letiretvillagepointcom et qui se trouvait sur la planète
mondiale du Web. Dans ce village vivaient à l'heure VRT
- une heure virtuelle, mélange de fuseaux horaires - des
villageois et des villageoises francophones. Ils se connaissaient
tous et pouvaient communiquer entre eux à condition d'être
connectés : dès qu'un passant passait, il suffisait
de lui adresser un message et le dialogue s'instaurait. Dans letiretvillagepointcom,
comme dans tous les Villages, on trouvait une place, une bibliothèque,
un café et une boîte de nuit. Et aussi des maisons
: chaque villageois qui payait ses impôts annuels de 120
francs devenait citoyen et se voyait octroyer un terrain sur lequel
bâtir sa maison en 3D. Les habitants avaient leur habitudes
: ils se retrouvaient par exemple tous les vendredis soirs pour
le quiz organisé par eux-mêmes. Et quand ils s'ennuyaient,
ils pouvaient sortir de leur cité, car c'était un
village de plusieurs mégaoctets. Ils se retrouvaient alors
dans un village plus grand qui possédait lui aussi sa clinique,
son gymnase, son agence pour l'emploi - non pas « nationale
» parce que l'ANPE a refusé - et aussi un espace
de visiconférence et des forums. Là, ils pouvaient
visiter les sites que le village abritait dans chaque bâtiment
et aussi communiquer, en direct, avec d'autres habitants des quatre
coins de la planète francophone. Quand un problème
se posait, les municipiens avaient recours à l'équipe
municipale qui essayait « dans les meilleurs délais
de répondre à tous les courriers et de dispenser
ses avis et ses conseils techniques », lesquels, bien souvent,
s'avéraient plutôt d' ordre « philosophique
».
Le maire de cette petite bourgade, lui, est bien réel
et se cache derrière un écran dans un hangar de
Rennes. Responsable de l'administration du site villageois, Guillaume
Esnault est le cofondateur, avec Pascal Veron, de Cyberbrain,
une SSII bretonne initiatrice du site de la société
française de cardiologie. Sur la lancée, il y a
deux ans, ces deux Bretons ont tenu à continuer d'ouvrer
sur l'idée de communauté et ont ainsi créé
Le-Village.com. Depuis, la municipalité s'est agrandie
- huit personnes actuellement - tout comme la population : le
village en 3D compte désormais 650 citoyens. Né
pour « rendre accessible Internet et offrir un outil
d'expression grand public », Le-Village.com doit
aujourd'hui gérer une commune aux contours encore flous
de surfeurs aguerris et exigeants. L'équipe rennaise prend
peu à peu conscience que, derrière cette somme d'
âmes qui visitent régulièrement le site, se
dessine une véritable identité communautaire mi-virtuelle
mi-réelle. La vie du village s'est développée,
a posteriori, autour de rencontres sur le Net. Comme lors de l'anniversaire
de Nadège : citoyenne de longue date, la jeune fille avait
invité tous ses
voisins à venir souffler ses bougies sur la place du village
en 3D. Feux d'artifice en flash 3 et mails enrubannés étaient
au rendez-vous. Dans son habit d'élu, Guillaume se rappelle
aussi avoir envoyé par mail un discours de mariage très
virtuellement officiel pour célébrer les noces de
deux internautes, Nospheratus et Providence : après s'être
recontrés par le village, ils se sont passé la bague
au doigt pour de vrai. Magie d'un projet qui, entre le ludique
et le sérieux, prône tout simplement l'échange.
« Ici, il n'y a pas d'a priori physique sur la personne.
Les gens se choisissent parce qu'ils ont quelque chose à
se dire, que ce soit pour défendre Buffy contre les vampires
ou s'entraider », allègue Guillaume Esnault.
À tel point qu'il a fallut créer une agora. Il y
a un an, la municipalité a ainsi offert à ses citoyens
leur Écho du Village, hebdomadaire on line,
dirigé par un journaliste, René Le Marec - dit RLM.
Une version papier est aussi née il y a deux mois. L'Écho
du Village, mensuel, esr en kiosque, vendu avec un CD-Rom
plein de programmes villageois. Les deux supports relaient les
proccupations citadines. Les internautes sont chargés du
sommaire et des articles.
Démocratie directe ? « Front populaire »,
préfère dire René Le Marec. La politique
villageoise s'inscrit dans l'autogestion, la parole et le respect.
L'équipe s'est fait renvoyer dans l'http avec sa charte
de bonne conduite par des concitoyens qui réclamaient une
constitution en bonne et due forme. Une fidèle habitante,
Priss, s'est ainsi vu octroyer, par Guillaume, René et
les autres, une responsabilité d'adjointe à la municipalité
du village 3D. « Je veille à ce que règne
une bonne entente », explique la jeune élue,
dotée aussi de pouvoirs d'exclusion de la place publique.
« Pour nous, au village, les villageoises et les villageois
sont des citoyennes et des citoyens bien réels, qui partagent
aux quatre coins de la planète francophone des préoccupations
avec d'autres personnes bien réelles », estime
RLM. L'ambition du Village dépasse les frontières
d'Internet. Après vingt-quatre mois d'existence, les concepteurs
du site ambitionnent désormais de « faire sortir
les gens du Village ». « Ils vont déjà
dans la boîte en 3D », ironise Guillaume Esnault.
« Mais on doit leur redonner du peps, les éveiller
par des événements ponctuels », poursuit
RLM. L'équipe municipale souhaite aller enregistrer à
l'extérieur des « contenus réels et les
ramener sur le Net ». Un peu comme au printemps dernier
où elle a retransmis sur le site une fest noz techno de
Nantes. Aux murs de la boîte en 3D, des photos prises en
numérique par René au cours de la soirée.
En fond sonore, la même musique pour les villageois que
pour les fêtards nantais. Pour la fête d'Internet,
la boîte du village 3D s'est aussi branchée sur l'ambiance
des nuits parisiennes. Les Bains Douches, images et son
en dolby Rennes-Paris, Transmusicales, Francofolies,
interventions de graffeurs rythmées par des DJ rassemblés
dans le hangar de Rennes : Le-Village.com voudrait tout
retransmettre, s'appuyant sur un réseau local de villageois
informateurs et de soutien logistique. Au-delà de l'événementiel,
le site souhaite désormais abriter de « bonnes causes
». Au bar du village ou dans L'Écho, le cyberhumanitaire
devient un des sujets de discussion. Ainsi le village relaie l'action
de Jules, un séminariste béninois à la recherche
de fonds pour soigner un hydrocéphale. L'initiative a fortement
déplu à l'évêque de Lokossa, qiu voit
ses ouailles lui préférer le dieu cyber. Et Jules
a tout implement été prié de rendre son habit.
Tout naturellement, le village a alors fait appel à Mgr
Gaillot, « évêque au royaume d'Internet
» (www.partenia.com)
pour sauver l'élève du pêché du Net.
Il est vingt heures. Chacun rentre du travail dans sa petite maison
virtuelle. Du Canada, du Bénin ou de Bourgogne, on se retrouvera
un peu plus tard dans la boîte du village. Et chacun de
se dire : quoi de plus reconnaissable sur la planète qu'un
village ? C'est un « repère fédérateur
aux quatre coins du monde ».
À Rennes, d'ailleurs, les huits conseillers municipaux
prônent de nouvelles habitudes de vivre ensemble. Offrant
« les mêmes outils d'expression au particulier
qu'à une multinationale », ils se prennent à
rêver qu'« Internet impulse de nouveaux fonctionnements
de société » et que cela ne soit pas que
de la troisème dimension.
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Le village gaulois envahit MSN
AC Internet Professionnel N°36, Novembre 99
La communauté virtuelle capitalise sur sa technologie et
prend place sur le site MSN France, une première étape
avant le commerce électronique.
L'hébergeur
de communauté va conquérir le site MSN France
et installer un village virtuel en ces terres étrangères.
Contrairement à ce que nous avions pu annoncer dans notre
numéro d'octobre ( voir IP, n°35), Le Village n'a pas
été racheté et si ses prestations d'hébergement
et de messagerie gratuite ont été exter-nalisés,
le site n'en continue pas moins son essor. "Contrairement
à certains, nous ne sommes pas une simple collection d'outils
gratuits pour les internautes mais réellement une communauté
virtuelle de 40 000 abonnés, quelque chose qui ne se vend
pas", affirme Guillaume Esnault. C'est en s'appuyant
sur ce principe que le pdg de Cyberbrain, concepteur du
site, vient de signer avec MSN France pour installer un
village sur le Web français de l'Américain.
De nouveaux services pour accéler son développement :
Fort de son
succès, et notamment de la réussite de son service
de visioconférence qui accueille jusqu'à 500 personnes
en simultané le soir - "ce qui en fait le second
par l'audience", précise Guillaume Esnault -,
Le Village publie désormais une version papier de
son mensuel L'Écho du Village. Cette compilation
des parties rédactionnelles du site met en avant le meilleur
Web d'un abonné. Encore détenu par la famille Esnault,
Cyberbrain compte recourir au capital-risque pour lancer
de nouveaux services tels que l'e-commerce, le marché du
Village, un moteur de recherche ou l'internationalisation du serveur
de visioconférence.
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Les communautés : rencontre pour la bonne cause
Net Numéro 35, Novembre 1999
Pas vraiment une norme technologique, plutôt un phénomène
de société qui prend une forme toute particulière
sur le Net. Si certains s'imaginent encore le surf comme une activité
solitaire, voici, en tout cas, un démenti formel : les
internautes ont une forte tendance à se regrouper au sein
de différentes communautés. Ils n'hésitent
pas à franchir la barrière de leur écran
pour consolider leurs relations. Ainsi, nous avions, jusqu'à
maintenant, le courrier électronique, les news-groups
(forums) et l'IRC (Internet Relay Chat, un espace
de discussion en temps réel et en mode texte) pour communiquer
avec nos semblables sur le Net.
Désomais,
le Web est devenu un formidable lieu de rassemblement pour tous
les internautes du monde entier. Et beaucoup l'ont compris. En
France, si on laisse de côté les éditeurs
et autres regroupements ultrapuissants mais sans âme, on
trouve, aux premières places, deux grosses pointures :
Multimania et Le Village. Le premier fait preuve
d'une forte expérience en la matière puisqu'il représente,
en fait, deux services apparus au début, dès les
premières années de l'accès au Net en France,
Virtual Baguette (un e-zine et tout une communauté
déjà derrière) et Mygale (un service
d'hébergement gratuit de plus de 40 000 utilisateurs à
l'époque). Vous l'avez compris, on y retrouve du beau monde.
Apparu plus récemment, Le Village n'est pas en reste
et propose des forums très animés d'où se
dégage un véritable esprit de communauté.
Et chez eux, les outils pour se rencontrer ne manquent pas : on
passe du texte à la video (avec les webcams et Netmeeting*).
Une application gratuite vous invitera à bavarder avec
la Terre entière dans un univers en trois dimentions.
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Communauté, Les internautes se réunissent pour assouvir leur besoin de communiquer.
La Tibune de Genève, le 18 Octobre 1999
par Sébastien Exertier
Le tribalisme gagne le coeur du réseau
mondial
Regrouper des personnes en fonction de leurs centres d'intérêts
n'est pas en soi une idée très originale. Mais quand
ces personnes sont des internautes et qu'elles proviennent des
quatre coins du globe, que les américains flairent dès
1994 le marché potentiel que cela représente, l'avenir
des
communautés virtuelles ne laissait plus planer aucun doute.
Cinq ans plus tard, les chiffres sont éloquents, la plus
importante d'entre elles, Géocities, draine à elle
seule plus de 21 millions de visiteurs par mois. Tripod et Xoom,
les deux autres réussites du genre se placent au 14e et
19e
rangs des sites les plus visités (Médiatrix 1999).
Au point que le rassemblement communautaire s'affirme comme un
des fondements de la popularité du réseau mondial,
au même titre, notamment, que les moteurs de recherche.
Alchimie
Les Internautes se réunissent non seulement pour appartenir
à un groupe mais surtout pour assouvir "le besoin
aussi viscéral que naturel qu'à l'homme de communiquer
avec ses semblables", explique Alain Laidet, directeur de
la publication E-Business Europe.
Et croyez bien que pour éxalter le bagout de leurs adhérents
les responsables de ces sites ne laissent rien au hasard, des
chat rooms (bavardage en temps réel par échange
de messages électroniques) aux forums d'interventions différées
sur un thème précis et autres visioconférences.
Certaines communautés comme celle du Village optent même
pour les rencontres virtuelles: les internautes parachutés
dans un paysage en image de synthèse où ils peuvent
discuter, en temps réel, par avatars interposés.
Mais bien plus que de simples lieux de discussion, ces sites
répondent également à une attente du cyber-consommateur
en therme d'hébergement de site, d'adresses électroniques
et de commerce électronique. "Pour le reste, le concept
est simple : tout réside dans la création d'une
communauté de
contenus", explique Karl Sowa directeur du marketing de Geocities,
"Les membres partageant un intéret semblable sont
répartis dans les mêmes quartiers virtuels".
Autrement dit, imaginons que votre site parle de foot-ball, il
va être catalogué dans le quartier réservé
aux sportifs. Une manière de ranger les contenus pour faciliter
la tâche aux visiteurs, mais aussi pour les annonceurs,
de mieux cibler leurs publics. Tout cela dans un seul et unique
but : fidéliser l'internaute et le faire intervenir
personnellement dans la vie de la communauté. "De
simple Membres, comme on les nomme dans presque toute communauté
virtuelle, les Villageois se sont reconnus peu à peu, explique
Guillaume Esnault directeur du Village. Ils sont devenus de vrais
Villageois à part entière, participant à
la vie du Village. Certains, par leurs initiatives, ont même insuflé
un véritable dynamisme..."
Cyber-sens des affaires
Ces principes établis, les communautés connaissent
pour la plupart un succès rapide. La communauté
du Village, par exemple, a connu une progression de 46% en moins
de 6 mois. Quand à Isuisse née en novembre 1998,
elle compte déjà plus de 150 000 visites par mois.
Dans un milieux ou la vie économique fonctionne en accéléré
ces fortes croissances ne sont malgré tout pas extravagantes.
Cependant, comme le souligne Alain Leidet "la longévité
passe par de grosses structures. Ce n'est pas un business de PME".
D'où les rachats par des entreprises plus importantes.
Ce fut le cas de Geocities, qui s'est fait engloutir par Yahoo
en janvier dernier pour 7 milliards de francs.
D'autre communautés assurent leur survie en passant par
le partenariat, plus apprécié semble-t-il des communautés
francophones. Multimania, la plus importante communauté
francophone (avec 400 000 visiteurs par jour) a ainsi annoncé,
le 1er octobre dernier son rapprochement avec Intel et Paribas
Affaire Industrielles pour une augmentation de capital de 14 millions
de francs, et une probable entrée en bourse dans les 12
prochains mois. Isuisse prévoit de son côté
des "partenarias avec des acteurs locaux", selon son
responsable Marc Simoncini.
Le Village, quand à lui, annonce également un rapprochement
partiel avec Ifrance pour un chiffre évalué aux
alentours de 6 millions de francs. Mais la nouvauté de
la plus dynamique des communautés est autre : depuis le
2 octobre, l'Echo du Village qui rassemblait sous forme d'un web-zine
les nouvelles de la communauté, est disponible, tout les
mois, sous forme papier. Nouvauté pour le moins surprenante
dans un monde où tout est acquis à la cause de la
virtualité.
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La presse hors-ligne
Internet Actu n°4
par Alain Simeray
Sur Internet,
le maître mot, c'est le contenu. Il fleurit sous bien des
formes, en texte, image et son. Il répond à des
objectifs multiples : informer, communiquer, aider à vendre,
ou tout simplement exprimer et partager ses idées, ses
goûts et ses passions, avec qui veut bien passer par là.
Ainsi, en permettant à chacun de produire les contenus
qu'il souhaite, Internet bouleverse la donne de l'édition.
Un ordinateur et un modem, et l'anonyme peut parler, via son site
Web, au monde entier. Sans intermédiaire. Le voilà
qui existe et trouve un public. Puis, quand ces anonymes et leurs
contenus disparates se réunissent sous une bannière
commune, on parle de communauté : autre maître mot
d'Internet. Cependant, beaucoup de ces prétendues communautés
restent un empilement de sites, un non-lieu sans âme, où
chacun avance pour soi. Rares sont celles qui, animées
d'un état d'esprit commun, fonctionnent véritablement
en groupe. Le Village est de celles-ci. Il possède son
hebdomadaire local, l'Echo du Village, qui tisse le lien entre
les membres. Ce lien est devenu si fort que la communauté
éprouve aujourd'hui le désir de le faire partager,
même à ceux qui n'ont pas Internet. Enfoui au fin
fond du Web et de la province (à Rennes), Le Village sort
du réseau : le 2 octobre prochain paraîtra en kiosque
le premier numéro de son mensuel : 44 pages sur papier,
accompagnées d'un CD Rom. Une partie des articles proviennent
des membres de la communauté. Même le CD Rom accueille
des sites Web et des morceaux de musique des villageois. L'initiative
est originale et va à l'encontre de l'idée (reçue)
qu'Internet tue le papier. Déjà, il y a un an, Transfert,
journal triple, a été publié sur papier,
sur Web et par e-mail. Aujourd'hui, Le Village franchit un nouveau
cap, en lançant un magazine papier à partir du Web.
Si l'expérience fait des émules, on devra parler
de presse hors ligne.
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Le Village invente l'hébergement illimité
JDNet, mai 1999
Par Christophe Dupont
A l'heure de la gratuité des accès à l'Internet,
l'hébergeur de pages personnelles, Le Village, propose
lui l'hébergement de pages de taille illimitée.
Tout internaute souscrivant, gratuitement, au Village, bénéficiera
en plus des services habituels (l'adresse email POP3, les
forums du Village, l'accès au Village en 3D VRML...)
d'un espace illimité pour construire son propre site web.
Le mois dernier, Le Village avait fait sensation en proposant
à ses villageois de déposer gratuitement 15 oeuvres
numériques de leurs choix (un site web rentrant dans cette
catégorie) auprès de l'IDDN, l'International
Protection of Copyright and Neighboring Rights. Le Village
entendait ainsi sensibiliser ses villageois au respect des droits
de propriété intellectuelle.
C'est la société Cyberbrain, créée
en 1996, qui est à l'origine du Village, né
en août 1997. Le Village, que ses créateurs
et administrateurs définissent comme "une communauté
virtuelle francophone" ou "un village planétaire
francophone" constitue l'essentiel des activités
et ressources (par la publicité) de Cyberbrain.
Par ailleurs, Cyberbrain est le distributeur officiel en
France des produits de la société américaine
Software.com, le serveur email Post Office 3.5 en
tête.
Récemment la jeune société, basée
à Rennes, a connu des démélés juridiques
avec le manager du groupe Louise Attaque. Cyberbrain ainsi
que trois confrères, Multimania, Tripod et
Geocities, hébergeaient sur leurs espaces de pages
web, des morceaux musicaux piratés au format MP3 par un
internaute. Fort heureusement, un dialogue a pu s'établir
entre le manager du groupe et Guillaume Esnault, co-fondateur
de Cyberbrain, et on s'achemine vers un règlement
à l'amiable de cette affaire. C'est un dénouement
tout aussi heureux qu'espère Guillaume Esnault dans une
autre affaire plus ancienne (fin 1998), qui lui a valu une mise
en examen pour "complicité de diffusion d'images
de nature à heurter la sensibilité des mineurs"
suite à la mise en ligne sur le site personnel d'un
villageois d'images extraites d'un film gore. On constate une
fois de plus, après l'affaire Altern, que le métier
d'hébergeur en France est pour le moins risqué...
Pour autant l'enthousiasme de René Le Marec, rédacteur
en chef de L'Echo du Village, la publication online du
site, n'est en rien entamé. Les chiffres du Village
témoignant d'eux-mêmes de la vivacité de la
communauté: 25.000 villageois (30 à 70 inscriptions
par jour), 400.000 pages vues par jour et 18.000 lecteurs de "L'Echo"
par semaine.
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